La consommation locale est nécessaire pour l’indépendance économique des pays africains




A l’issu de la colonisation, les métropoles ont conclus avec leurs anciennes colonies d’Afrique des accords d’échanges selon lesquels les colonies devaient fournir aux métropoles des produits finis :pétrole, bois etc..
Et les métropoles quant à elles devaient fournir à leurs anciennes colonies des produits finis.

Ainsi les pays occidentaux importent les produits finis en Afrique et les pays africains importent les matières premières en occident.
Or si l’on fait la comparaison, on remarque que les matières premières exportés en occident sont d’une grande importance pour le fonctionnement des industries de ces pays. Ce qui contribue à leur développement économique.

Tandis que les produits finis importés en Afrique ne contribuent pas au développement économique de l’Afrique. Et cette dépendance des pays africains à la consommation des produits finis importés la rend totalement pauvre.

Allez-vous consommer uniquement les aliments qu’on vous apporte chez vous alors que vous-même habitez sur un continent très riche en ressources naturelles ?


Et la plupart des africains sont totalement occidentalisés bien que vivant en Afrique. Ce sont pour la plupart, les gens qui appartiennent aux classes économiques les plus élevés de leurs pays mais aussi les plus stupides car ils ont peur de consommer ce qui est fabriqué chez eux-mêmes.

Ils devalorisent les inventions de leurs frères africains en raison de leur complexe d’infériorité qui les fait penser qu’en mangeant de la nourriture occidentale, en achetant des chapiteaux occidentaux, en portant des vêtements occidentaux, ils sont civilisés.


C’est un véritable cauchemar!


Le pire encore est que les gouvernements de la plupart de ces pays africains sont composés de responsables n’ayant aucune connaissance sur les stratégies efficaces de développement économique d’un pays où même s’ils ont fait des études d’économie et ont obtenus des diplômes dans ce domaine, ils manquent de compétences.
Certains ayant achetés leurs diplômes ou ayant passé les classes par tricherie.

En Afrique l’élection d’un président de la République se fait aveuglement sur base d’admiration, de promesses, de position de force ou encore de fraude.
La démocratie actuelle qui consiste à se baser sur le discours d’un candidat et ses promesses pour déterminer s’il est le candidat idéal est ce qui ruine les peuples. Car bien après l’élection du candidat idéal, les gens se retrouvent sur la case de départ.

Il faut plutôt avant les élections que chaque candidat demontre à travers des hypothèses sa théorie de développement économique, d’amélioration des conditions de vie des populations, hypothèses dont les commités locaux chargés d’évaluer des plans de développement économiques devraient vérifier la cohérence, la conformité et l’éfficacité.


Le candidat présentant le projet de développement le plus efficace est celui qui doit être élu par le peuple.
Mais avant cela il faut aussi retourner sur les bases sociales de chaque candidat et étudier leur mode de vie antérieure (De l’enfance jusqu’à présent) pour déterminer si placé à la tête du pays il sera un bienfaiteur et non un malfaiteur qui asservirait le peuple à ses fins égoïstes.

Il faut donc retracer les lignes de conduites et le mode de vie mené par chaque candidat depuis l’enfance. Le candidat qui a vraiment les qualités d’un dignitaire en lui voire qui se comporte de façon juste envers son entourage: familles, amis, travail..se devrait être élu <<si en plus son projet de développement économique est approuvé. >>

Alors maintenant que nous sombrons dans une grande crise économique et que la plupart des populations africaines marchent sur le chemin de l’incertitude, les jeunes souhaitant entreprendre réalisent l’importance de la consommation locale.
Mais c’est un vrai défi car en Afrique, <<l’unité nationale >> bien qu’on en parle partout n’existe pas vraiment.
L’africain ne croit pas en l’africain, l’africain ne fait pas confiance à son proche, l’Africain sous-estime son proche, l’Africain ne veut pas connaître les potentiels de son proche, ne veut pas le soutenir et quand son proche réalise quelque chose de grand, de remarquable, l’Africain se sent jaloux plutôt que de le féliciter sincèrement en comprenant que la réussite de l’un c’est la réussite de tous.
Et si cet africain travaille dans un organisme occidental à un poste élevé, les autres africains deviennent des animaux à sa vue. Il les meprises les dévalorisent, les rends malheureux tout en se sentant supérieur.



Alors quand il s’agit du <<Made in Africa>>, les entrepreneurs qui souhaitent créer leurs propres marques dans leurs pays se doivent de convaincre le peuple local de l’importance de consommer local mais et surtout, réussir à gagner leur confiance. Parce que comme mentionné plus haut l’Africain ne croit pas en l’Africain et aura des doutes sur l’efficacité d’un produit fabriqué localement.

Alors pour contourner cet obstacle, je m’adresse aux jeunes scientifiques africains. Ceux qui ont étudié la science et la médecine dans des pays où l’éducation est largement reconnu: << vous n’avez pas seulement étudié afin de trouver un emploi et gagner votre vie. Vous l’avez fait pour devenir des scientiques indépendants et vous devez le realiser. Avec les expériences que vous avez acquis dans les laboratoires scientifiques durant vos études vous allez encore progresser professionnellement >>.

Il faut faire des expériences scientifiques même les plus simples. Par exemple: traditionnellement la citronnelle, les feuilles de crosol et la basilique infusés ensemble dans de l’eau bouillie constitue un remède puissant contre la grippe et la toux. Alors scientifiquement, quel procédé allez-vous utiliser pour transformer ce remède liquide en médicaments ?
Même la nivaquine a été fabriqué à partir d’une certaine plante dont la tisane est très amer mais qui peut sauver des vie.



A l’ère de la guerre biologique, il suffit pour l’occident de dire aux africains que leurs remèdes naturels sont dangereux pour qu’ils y croient.
Alors l’Afrique doit faire des efforts dans le domaine scientifique, créer des laboratoires qui vont prouver l’ efficacité de chaque produit <<made in africa>>.
Il faut avoir la maîtrise des formules chimiques non seulement théoriquement mais aussi pratiquement et pour cela vous pouvez utiliser les éléments comme base.

Si vous ne savez pas par où commencer, étudiez les composants des plantes, la Vertue de chacune puis faite les mathématiques.
Pour les ingénieurs, il faut recourir à l’imagination. Boostez votre imagination en passant plus de temps dans la nature. A partir du traditionnel est né le modernisme. Le modernisme aura toujours le traditionnel comme base. La science moderne est le développement plus ou moins adroite de la science tradionnelle.

Donc les gouvernements africains doivent soutenir le développement de la science et soutenir les scientique ainsi que les guérisseurs traditionnels .

Pour les laboratoires, il faut que les scientifiques travaillent avec les guerisseurs traditionnels pour que ces derniers les enseignent les vertus des plantes, comment les mélanger, comment les transformer. Il ne sera pas nécessaire de tester sur des souris ou des cobailles. Il suffit de connaître la conformité elemental.



Les ingénieurs, les architectes aussi doivent travailler avec les artisans traditionnels.

Le modernisme quelque soit le secteur d’activité naîtra toujours du traditionnel.